Hola,

Afin de continuer le voyage avec moi, voici quelques instants de voyage au Pérou, mes récits manquent, bien sur, mais les images parlent d’elles-mêmes…

  • Arequipa où la gastronomie flirte avec les saveurs Européennes
  • Cusco, de nuit sans les touristes
  • Lima, vite en vitesse en une après-midi
  • Huaraz au coeur de la Cordillère Blanche
  • Cañon del Pato, une route originale pour quitter les montagnes péruviennes

Bon suite de voyage!

Eric

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Desde Suiza ahora

July 22, 2010

Un viaje no vale la pena sin conocer la gente que conoci. Gracias a todos para esta increible aventura compartida! Ahora voy a disfrutar el verano en Suiza… Un abrazo, El Suizo loco 😉

Actualizando paginas de mi blog:

  • Carnet pratique

De Sucre à La Paz

July 22, 2010

(Mi-mai 2010)

Quitter un groupe déjantés pour un autre. Comment en 12h de bus, je passe de l’un a l’autre, tout naturellement. Sans me poser de questions, dans ma tete souvent tout est clair, en apparence physique, les choses sont différentes. Je communique mal? Peut-etre. La reaction de Francoise et Michal quand j’ai débarqué au cours d’espagnol avec mon grand sac-a-dos se fait sous forme d’annonce surprise. La professeur d’espagnol, Yashna, me pose la question si je continue les cours la semaine prochaine… Reponse des deux oui, la mienne, non, je continue mon voyage. Une photo instantanée pour voir leurs tetes en aurait dit plus que ces quelques lignes.

Les différentes manières de penser m’ont naturellement pousser à avancer dans mon voyage. Orateur pour plus de temps qu’il n’en fallait, ma décision est prise de ne plus les écouteer parler. Je suis sur qu’ils aiment bien s’écouter parler, avec un nom indien préféré a son nom, une expérience qui dépasse de loin la norme à 24 ans pour Michal, ca me suffit. Drole de manière de résumer, les raisons qui m’ont poussé. Je ne parle meme de Nina avec qui les bonnes impressions du départ se sont révélées etre une erreur de jugement fondamentale de ma part. Rien de grave, des impressions faussées par ma fatigue réceptive.

Loin d’etre mauvais joueur, je passe poliment leur dire au revoir en n’attendant qu’une chose me retrouver à La Paz dans quelques heures. Le hasard aidant, après avoir découvert le marché campesino de Sucre, je rentre au centre ou Guillaume et Marie-Laure m’entreapercoivent au marché central. Je disparais puis reapparait dans les allées étroites. Bonne surprise car ils me retrouvent au détour d’un étal qui ne m’interessait guère, sur le point de quitter la ville. Un jus de fruit frais plus tard, j’en paie un à un petit garcon qui a su poliment le demander. Le faire remplir egalement, exemple que l’on a suivi avec plaisir. Pour la petite anecdote, j’ai recroisé l’homme qui vend les jus plus tard dans la rue, il vend des babioles au milieu de la centaine de vendeurs de rue. Le temps de dire au revoir, ou plutot a plus tard à sonner, j’embarque dans un taxi pour la gare de bus ou je découvre une notion de bus cama fort différente de celle rencontrée en Argentine, celle qui renvoyaient les bus européens une décennie en arrière.

Ayant acheté le dernier siège, je retrouve tout à l’arrière du bus, a coté d’un bolivien à qui j’aurai du laisser mon siege cassé, qui une fois couché était de biais. Sans confort, il ne reste que mon entourage pour influencer ce trajet en bus. Souvenir qui sera loin d’etre impérissable. En effet les gens devant moi écoutent de la musique et regardent des videos au milieu de la nuit. Le sommeil me manque, j’en profite pour connaitre le jeune homme assis à mes cotés. Travaillant pour le gouvernement bolivien en tant que faiseur de carrière universitaire, il m’explique comment le gouvernement actuel, bien à gauche, entend mettre en place une économie planifiée ou les ressources principales ont été nationalisées afin de fournir a celui ci une source de revenu pour investir dans des manufactures et fabriques. Au nez et a la barbe des fervents partisants de l’economie libérale. Le nom de cette nouvelle économie a une consonnance de l’ère soviétique avec une touche de modernité. Dommage qu’il m’échappe.

Fini les théories, le sommeil fragile me rattrappe, entrecoupé par mes voisins bruyants. La plongée sur La Paz est impressionnante, la route zigzague abruptement, suivant le cours du Rio Choququieparu. La ville s’éveille, il n’est guère plus de 7 heures du matin… Une fois le groupe de déjanté du Salar d’Uyuni rejoint à l’hostel Onkel.Inn, je remets les pieds sur terre avec des gens que je connais depuis quelques semaines. On passe la journée a organiser notre séjour à Rurrenabaque, sans prise de tete tout de meme. Le luxe de reserver depuis la capitale…

Entre récit et réalité (Mai 2010)

Une fois la pizza du souper avalée, on part à notre rendez-vous avec Corinne, sans savoir ou la chercher. Après quelques essais selon les indications que Dom avait glané, un passage devant la porte jaune devant l’immeuble bleu. Ne trouvant pas ce lieu de rendez-vous, on retourne au Prado prendre un taxi. Les chauffeurs de taxi sont une mine d’information sans fin ou presque quand il ne l’ont pas.

Au maximum 200 mètres plus loin, le taxi dépose la fine équipe devant une porte métallique rouge fermée. Quelques tocs sur la porte, une voix se fait entendre de l’autre coté, une fois le nombre de personnes vérifiées par un autre homme posté dans la rue, la porte s’entreouvre, un couloir sombre conduit jusqu’a une autre porte isolée. Surprise de taille, une discothèque qui me fait penser à la Dili avec qu’elle ne soit refaite se trouve derrière la porte insonorisée. Seuls au monde dans ce lieu hors du temps, mise à part un staff réduit. Il est tot pour lieu, on a meme quelques heures d’avance sur les clients habituels. Corinne nous attend.

Quelques verres s’enchainent, les premiers clients arrivent. On essaie de faire un tour ailleurs, vers la porte jaune, a notre surprise les flics sont de sortie et patrouillent le quartier pour débusquer les discothèques illégales, celles qui ferment plus tard que 4h. Merci Evo pour le décret promulgué. Petite escapade avortée, on espère rentrer de nouveau à la Ruta 36. Souhait réalisé, notre table nous attend. La boite s’est remplie dans l’intervalle. Il n’y a de bolivien que le patron et trois employés. Le reste de la clientèle est exclusivement etrangère. Ca me plait moyennement, tout ce petit monde venu s’eclater. Je ne recherche pas ce genre de lieu, loin de là, j’ai meme tendance à les éviter! Pas faute d’atomes crochus, car en piste, les différences culturelles s’estompent. Les morceaux de musique se suivent, les gens sont sur une autre planète, certains dansent solo sur la piste, inspirés par je ne sais quelle chanson.

Rencontre avec le mec de l’hostel qui s’éclate avec le serveur du resto attenant. Surprise pour nous car il est le seul bolivien à pouvoir venir s’eclater dans ce lieu élititiste. Le temps file, le sommeil me guette car il est déjà 5 heures, avec la nuit canon que j’ai passé la veille, j’ai les batteries qui flanchent gentiment. Je danse avec Valentine qui garde les pieds sur terre, pour que l’on se tienne éveillé mutuellement. Les épaves humaine jonchent la piste de danse et les canapés, la longueur d’onde est de loin dépassée, les discussions ne veulent plus rien dire. On se croirait à la Gare de l’Est tant les rails occupent les tables, Corinne emmène les gringos dans les paradis artificiels ou il ne reste de la réalité qu’un décor démodé. Ou l’absurde serait de prolonger un délire non partagé, la voie de la raison nous pousse à rentrer à l’hostel. En taxi pour plus de sécurité, le jour se lève a peine. La meme procédure s’applique à la sortie de l’établissement qui n’a de clandestin que l’apparence, les flics etant achetés par le patron pour le bien de tous. N’empeche qu’il faut la forme pour préserver le lieu. Ambiance déjantée ou se mele l’incomprehension avec le décalage surrelle.

L’énergie qu’il me reste, je tente ma chance avec Valentine qui ne décline pas mon invitation. La mezzanine du dortoir fera l’affaire. Moments quasiment étranges un peu ruinés par la fatigue. Ca ne reste pas moins le clou de cette soirée bien décalée, qui dépasse l’entendement du commun des mortels.

San Pedro de Atacama – Uyuni (4 au 6 mai 2010)

Ca sent la fin du Chili pour moi, ce pays qui m’a tant surpris que j’ai passé deux fois plus de temps que prévu là-bas, en me laissant guider par les rencontres et non par mes intentions qui n’avaient meme pas germé.

Les rencontres font les voyages, plus que les paysages, voilà mon motto! Un dicton qui me guide mieux que le Lonely Planet que j’ai abandonné il y a longtemps. Le hasard est omniprésent en Amérique du Sud ou la route touristique se révèle relativement standard, chacun y mettant ses petites variantes. Le fait de connaitre des gens ou revoir des personnes rencontrées plutot compose le journal de bien des voyageurs.

Pour moi, l’histoire remonte à quelques semaines déjà, lorsque par le plus pur des hasards en sortant d’une chambre d’hostel à Cordoba ou je n’ai pas trouvé de bonnes vibrations, j’ai rencontré Emeric et Marina, un couple de Francais connus avant d’aller au Parc National Torres del Paine. C’était il y a un peu plus d’un mois. Le temps file et me dépasse quand j’y repense.

Après avoir découvert la ville de Cordoba, j’ai mangé avec eux un samedi soir d’avril en compagnie d’un autre Suisse, David qui partait le lendemain poursuivre son aventure à Carolina. Voilà pour la petite parenthèse anodine. Anodine jusque par le plus pur des hasards toujours, à la poste de San Pedro de Atacama, je reconnais un visage qui me parait familier. Ma mémoire des noms est terrible, je suis bien plus physionomiste. David est là en meme temps que moi pour poster un coli à destination de la Suisse.

Il tombe bien car on cherche encore une personne pour faire la traversée de San Pedro de Atacama à Uyuni en Bolivie. Max, un Français arrivé la veille à l’hostel, est motivé à partir assez vit, le Chili lui crame son budget. Pierre, un Marseillais qui attend deux copines Francaises, loge également dans le même hostel. Un bon feeling nous motive à organiser cela, pour moi le plus vite sera le mieux car j’ai déjà passé presque une semaine dans ce petit village pittoresque.

Une fois le groupe formé, on fait quelques agences avec Max pour tater le terrain et surtout negocier un bon prix. Chose faite une heure plus tard auprès de l’agence Boliivienne Estrella del Sur qui nous lache l’affaire pour cent-dix dollars pour trois jours tout compris. Un compromis qui satisfait tout le monde, on en profite pour trinquer à l’Adobe autour d’un feu au milieu du restaurant en semi plein air. Une préparation d’enfer attend Aurélie et Pierre qui traine un peu plus tard que les autres et picole en conséquence. Le lever matinal les fait souffrir sans qu’ils l’avouent.

Une fois les formalités douanières reglées, tout le petit monte dans le minibus qui va nous déposer au pied du volcan Licancabur à la frontière Bolivienne. L’émerveillement compose l’ambiance bon enfant qui règne, la vue panoramique sur les volcans aux alentours que l’on a en s’élevant est surprenante. La maté servi par Pierre est propice à la connaissance et aux petites blagues d’Aurélie et Virginie. Ca fuse de tous les cotés, ca promet pour les prochains jours.

La frontière bolivienne est passée de manière expresse pour tout le monde, sauf Taylor, l’américaine à qui on a confisqué le passeport jusqu’a Uyuni. Pendant ce temps là, on savoure un petit-déjeuner que j’ai pas encore rencontré en Amérique du Sud. Une succulente surprise jusqu’à ce que l’on voie le chauffeur se débarasser de la poubelle, soigneusement récoltée, une trentaine de mètres plus loin en la laissant aux choucars locaux. Un scandale pour la majorité d’entre nous, on proteste mais tous les chauffeurs font de meme. Dire qu’on a choisi cette agence parce qu’elle paraissait clean.

Les deux Toyota Landcruiser qui constituent la flotte notre expédition ne sont pas si vieux, meme récents. Nous voilà rassuré sur une question récurrente sur la qualité des véhicules utilisés. Une fois les sacs à dos chargés sur le toit des véhicules, on embarque pour trois jours de route en direction de la Laguna Verde! Petit stop pour régler l’entrée au parc qui vient d’augmenter il y a quelques jours de cela seulement passant de 30 à 150 Bolivianos.

Une dizaine de jeeps se suivent plus ou moins au meme rythme et se retrouvent à chaque point d’intérêt du voyage. Notre guide fait la différence dès le premier stop: nous sommes les seuls à voir la Laguna Verde avec la couleur du meme nom. Avec un peu de chance aussi, le vent s’est levé et mélange le cuivre et l’acide sulfurique qui donne une teinte turquoise à cette étendue d’eau peu profonde au pied du Volcan Licancabur.

Notre chauffeur parle peu, le 4×4 le fait pour lui en emettant des sons étrangers, des pièces qui patinent de temps à autres dans la boite a vitesse automatique. Pas de quoi nous alarmer selon lui, on rejoint notre hébergement basique de la première nuit. Au beau milieu de l’Altiplano Bolivien, le tourisme se développe à la vitesse grand V. Les hébergements s’enchainent, les familles locales investissent massivement. Ca reste du basique, pas moyen de bouger les lits dont les cadres sont en ciment, les matelats étant posé dessus. L’eau est une denrée rare dans ces contrées semi-désertiques.

Le “soroche”, le mal de l’altitude si redouté des voyageurs, fait des ravages. Les maux de tete sont monnaie courante, une fille allemande ne peut aprécier la nourriture, la faute a un estomac repulsif mis a rude épreuve. Les feuilles de coca ne suffisent pas a soigner la mini gueule de bois d’Aurélie qui se transforme en maux de tetes et palpitations cardiaques.

Laguna Colorada et ses flamands roses.

L’ambiance sympa regne, je joue aux cartes en me marrant bien avec les gens de l’autre jeep pendant que le reste de mon groupe se tape du rhum coca dans la chambre en se fumant quelques clopes également. Ce qui me réjouit pas trop. J’ai l’impression de me retrouver à la maison en me battant avec ma mère pour qu’elle éteigne sa cigarette en passant pour le ronchon de service. J’assume.

Les craintes qu’on avait au sujet de notre jeep sont fondées. La fuite d’huile va nous retarder pour quelques heures. Les guides sont pros et la joue franchement et nous disent qu’ils partent chercher de l’huile dans un village voisin. On reste à admirer les lamas qui défilent devant nous en attendant que le temps s’écoule.

Une heure de moins à attendre, c’est positif non? On charge les véhicules et on part à la conquête des lagunes altiplaniques. en viaje de regreso, les idées plein la tete, la vue de paysages tant magnifiques que les mots me manquent pour les décrire. Naviguant a des altitudes de plus de 4000 metres, la neige tombée récemment change complètement la perspective de ce désert altiplanique. (La conduite sport sur neige me manque… peu de monde peut me comprendre dans la jeep!)

Activité sismique intense, voilà quelques mots qui résument bien la nature du sol dans la région. Parmi les conséquences, des nuages de fumée se profilent a l’horizon. Prochain arret un champ de geysers aux couleurs plus folles les unes que les autres, du jaune au gris en passant par des teintes violettes. On parcourt inconsciement ces lieux aux odeurs sulfureuses, les bains de boue seraient presque tentants. Mais non! pas pour cette fois… En quittant les lieux, j’apercois un, puis plusieurs panneaux, qui interdisent de s’approcher des geysers. J’apprendrai quelques mois plus tard que deux touristes inconscients seraient morts tragiquement dans la région. J’ai passé entre les gouttes.

En charge de la programmation musicale de la jeep, je me transforme en DJ des années 80. Et oui, j’ai pris soin d’emmener avec moi un best of de ces années-là. Entre quiz musical et nostalgie, les kilomètres défilent. On passe à coté d’un volcan actif, un peu de fumée s’en échappe, pas de quoi effrayer les lamas qui paturent sauvagement a ses pieds. Le premier salar se profile avec un élément pour le moins surprenant. Une ligne de chemin de fer le parcourt. Ca me laisse perplexe jusqu’au moment ou je realise qu’on va devoir la traverser! Je ne sais pas ou sont passées les autres expéditions… Les rails sont plus élevés que le salar, pour la saison des pluies ou tout est inondé. On descend des véhicules pour une pose photo, notre pilote au format de poche peine a traverser la voie. De l’autre coté, la boite a vitesse fait un bruit spécial pour ne pas en dire plus. Verdict: la transmission est morte! Ca va on est juste au milieu d’un salar en fin d’après-midi à plus de 4’000 metres, pas de village a l’horizon, pas de garage non plus…

L’ambiance change rapidement, les chauffeurs se parlent brèvement. Besoin d’un couteau suisse? Le voici. Mais tu fais quoi Rodrigo? La ceinture de sécurité coté chauffeur est coupée sans que l’on puisse dire un mot ni se rendre compte réellement de ce qu’il se passe. Celle du passager avant suit le meme sort. Notre corde de remorquage est prête! Deux ceintures de sécurité mises bout a bout pour tracter une jeep de plus de deux tonnes. On doute tous de la résistance! On se trompe, tous. Notre jeep se transforme en remorque, l’itinéraire change, on se déroute vers un village a deux de là. Le soleil disparait, la nuit tombe, le train routier nouvellement formé avance tranquillement. Le sable ne le stoppe pas, à ma surprise! Nouvelle destination, nouvel hotel, en 2 minutes chrono. Ca sent l’expérience dejà vécue. On laisse le bénéfice du doute à l’agence qui organise l’expédition!

Quant a moi je doute de voir le lever de soleil le lendemain sur le salar d’Uyuni. Je sais pas pourquoi. La nuit ne porte pas conseil pour notre pilote qui se met sur le toit, a ne plus voir ses pattes. Sa tete en dit long quand je lui repasse mon couteau suisse pour couper la corde de remorquage!

La solution fournie par Estrella del Sur est simple, de nuit une jeep de remplacement nous a été envoyée depuis Uyuni. Elle fonctionne, pas d’avarie en perspective! Depart matinal, avant l’aube, pour monter à 4’800 mètres, altitude du Salar. Somnolant a moitié, on se laisse bercer a fil des virages et des nids de poule sur la route. Persuadé qu’on ne va pas y arriver à temps, je fais une croix dessus, dans ma tete!

C’est sans compter la capacité de l’agence à gérer les problèmes survenus. Je crois c’est comme ca que je définis maintenant un bon guide ou une bonne agence de voyage!

Moments magiques dans un lieu unique au monde, une étendue blanche à perte de vue à une altitude qui n’a de pareille que peu de lieu sur terre… Un froid de canard, une touche de bonne humeur qui se réchauffe avec le soleil qui pointe le bout de son nez! Seance photo intensive, digne d’une délégation japonaise face au Cervin…

Petite devinette… ou se trouve Sindunboy, paisible village dans le Putamayo colombien?  Bonne recherche, j’en reviens!

Un dernier trek au Perou pour découvrir que, meme apres ces quelques mois de voyage, je peux toujours etre surpris et impressionné…
Pour etre sur de l’etre, j’ai choisi la Cordillere Blanche pour mon ultime etape au Perou. Excellent choix, une chance avec le temps et une petite folie, quasiment un caprice de ma part.

Plus têtu que jamais, je ne voulais pas me rendre au Machu Picchu car les exces du tourisme me rebutaient sérieusement.
Mon voyage m’a fait rencontré des gens, pour la plupart des locaux, qui m’ont convaincu de faire un virage par Cuzco et son attraction mythique, celle qui vaut a elle seule le voyage au Perou.
Justement j’en reviens dépaysé après 3 jours de trek perdu au milieu de nulle part dans la vallée de Lares, suivi d’une halte plus bas dans la vallée de l’Urubamba pour découvrir le plus fameux des sites Inca, le Machu Picchu ou la foule se fond aisément dans le paysage tant le site est impressionnant par sa taille.
Sans me presser j’ai rejoint le Wayna Picchu qui surplomble la cité Inca.
Par chance, la montée etant limitée a 400 personnes par jour, sans me prendre en avance en allant directement au guichet.
Et dire que des gens commencent à marcher à 3 ou 4 heures du matin pour etre sur de pouvoir y monter. Tout ca pour y rencontrer Eric, un Suisse avec qui j’avais voyagé deux mois auparavant. Surprise surprise…
La chance fait le voyage, encore faut-il la cajoler!

(Le lien pour les photos pour les pressés se trouvent tout au fond de l’article 😉 )

Recemment arrivés au Pérou, la ville d’Arequipa déploie son charme coloniale et nous submerge. Paradis gastronomique ou l’on commence a douter de la modestie de ce pays tant la nourriture est savoureuse, et le service suit. Fait suffisamment rare en Amérique du Sud pour etre mentionné! Juste la classe.

Juste pas de quoi nous retenir en ville, l’appel de treks a l’air libre se fait sentir immédiatement. Pas envie de faire les touristes moyens, on décide (avec David, le Suisse qui me sert de compagnon de voyage depuis un mois plus ou moins… non non je ne parle pas de moi a la troisième personne) d’y aller en bus public. A la fraiche, sans guide ni fioritures.

Ce n’est donc pas une surprise qu’on soit les deux seuls non-péruviens (pérouanais) dans le vieux bus qui nous emmène a seulement trois heures d’Arequipa. Je profite de déguster une spécialité locale sous une forme exotique: le Chicharon, un morceau de porc grillé, avec du mais grillé, le tout servi dans un sachet plastique… Vive l’immersion dans la culture locale.

Le bus nous dépose à Chivay avant de continuer sa route de l’autre coté du Canyon. Parlons en de cette petite vallée plus profonde que le Grand Canyon américain. C’est aussi notre objectif suivant. Immersion culinaire à Chivay également, on se retrouve seuls étrangers a manger du poulet frit chez le roi du poulet. On profite pour deguster les anticuchos d’alpaca… On découvrira plus tard que ce sont des morceaux de coeur d’alpaca en brochette. Il fait un froid de canard, on est quand meme à 3700 metres et quelques. Dans ce petit village, on fait la causette avec deux institutrices, bien sympa pour en apprendre plus sur les us et coutumes… Les rumeurs devaient avoir commencé avant que l’on ait quitté le village le lendemain matin. Surprise au réveil, un bébé alpaca a fait de la cour de l’hospedaje son terrain de jeu.

On reprend le bus public pour s’enfoncer dans le canyon et enchainer les petits villages Yanque, Maca, Pinchollo. Les paysages epoustouflant nous font oublier les effluves qui parsement le bus. Vallées perdues ou les paysans prennent le bus pour aller au charca (aux champs en terrasses). Quelques touristes de plus car il y a d’autres locaux a observer: les condors qui s’éclatent avec les courants ascendants du canyon. Au lieu d’un nid d’oiseau, on arrive dans un nid à… touristes. Le cruz del condor est fameux loin à la ronde, tellement que des gens s’envoient cinq heures de bus aller retour dans la journée d’Arequipa.

Les touristes s’enfilent dans leur bus et partent à l’est, nous on ne fait pas comme les autres et on se barre en faisant du pouce dans la direction opposée pour Cabanaconde. Le bled au fond du canyon entourés de cultures en terrasses qui ont plusieurs siècles. C’est aussi départ de notre randonnée. (On recroise les mecs avec qui on avait été au sommet du Huayna Potosi, un mouchoir de poche l’Amérique du Sud).

Une fois le plongeon  de plus de 1000 metres pour atteindre le fond du canyon effectué, on traverse l’un des rares ponts pour rejoindre San Juan de Chuccho, un hameau verdoyant. En chemin, on croise deux touristes et des hommes de la région avec des mules et des anes. Pas de voitures dans le coin. Ici pour faire le plein, ils amenent l’ane ou la mule en pature! Ma facon de voir les choses…

Une dame en habits traditionels et sandales toutes simples nous recommande sa posada pour la nuit. Charmés par les lieux, on y reste meme si on a peu marché de la journée. Pas d’électricité mais l’eau courante et surtout, du réseau pour le natel. Douce contradiction… On dine aux chandelles et se couche tres tot!

Les conseils de l’homme de la maison, Roy, nous amènent a changer nos plans de marche pour que cela reste un plaisir! On va manquer la cascade de 100m… pour visiter la capitale du canyon: Tapay et sa centaine d’habitants. Non contents d’avoir dormi plus longtemps, on se fait tabassé par le soleil qui tape fort. On remonte jusque vers 2900 metres. En arrivant à l’arche qui sert de porte comme dans tous les villages aux alentours, on rencontre Alcides qui nous propose de le suivre jusqu’à sa posada. Une vielle dame me fait presque mal au coeur, toute pliée par les années et les choses transportées sur son dos, elle avance tout tranquillement chargée de bois et d’herbes sauvages ramassées à l’extérieur du village. C’est sec ce canyon, j’attrappe soif en ecrivant…

La femme d’Alcides nous cuisine des pates al dente, une cuisine mediterranéénne pour le moins innattendue. Les meilleures pates que j’ai mangé durant  mon voyage. Peut-etre avaient elles un gout authentique? La sieste s’abbat sur nous, jamais je n’avais dormi étalé sur trois chaises bien dures. De droles de reves parsement mon sommeil léger aux milieux de montagnes qui me surplombent…

(a suivre)

Pour quelques photos, cliquez sur le lien ci-dessous:

Les aléas du voyage…

June 11, 2010

Que de recommandations pour faire un trek près de Cuzco, peu couru, de Choquequirau jusqu’au Machu Picchu! Finalement convaincu d’y aller, je fais mes recherches et découvre que ce trek tant recherché est parti ce matin… Si rare qu’il s’organise longtemps à l’avance! Manque de chance je l’ai raté pour d’autres aventures…